Valneva : un vaccin avec moins d’effets secondaires

A l’heure où l’on parle de la 3ème, voire 4ème dose dans certains pays pour lutter contre la COVID-19, un vaccin pas comme les autres va bientôt voir le jour. Ce futur vaccin pourrait arriver sur le marché au printemps prochain et promet moins d’effets secondaires, une réduction du nombre de doses et moins de rappels. Il aurait aussi une durée de vie de 36 mois ! Les explications de Franck Grimaud, directeur général du laboratoire français Valneva.


Où l’on parle de troisième, voire quatrième doses dans certains pays contre la Covid-19, un vaccin pas comme les autres va bientôt voir le jour. Pour en parler, nous sommes avec Franck Grimaud. Bonsoir. Vous êtes directeur général du laboratoire français Valneva. En quoi le vaccin Valneva est il différent dans Pfizer, Moderna ou encore AstraZeneca?

Oui, bonsoir. C’est une technologie totalement différente. Notre vaccin inactivé permet de conserver l’ensemble de l’enveloppe du virus qu’on inactive. Et puis, quand on lui injecte, et bien cela génère une variété d’anticorps différents. Et ce qu’on attend, c’est que ça puisse permettre de protéger contre différents variants puisque on a une variété d’anticorps qui a généré un vaccin à virus inactivés, comme le Sineau forme d’ailleurs moins d’effets secondaires aussi.

Oui, alors la différence avec les vaccins chinois, c’est qu’on a ajouté un adjuvant d’une société américaine qui permet d’avoir une meilleure efficacité au moment de l’injection. Et puis, on l’espère également, une meilleure durée de protection. En ce qui concerne la tolérance, effectivement, les vaccins inactivés de manière historique traditionnelle provoquent très, très peu d’effets secondaires. Par exemple, des personnes qui ont participé à notre phase 3 ont déclaré des effets secondaires mineurs, des petites fatigues, mais ont les vaccins inactivés sont toujours des vaccins très bien tolérés et du coup, des doses de rappel comme c’est le cas aujourd’hui.

Valneva
Vaccin Valneva

Sont ils à prévoir?

Oui, alors simplement là aussi, les vaccins inactivés de manière générale nécessitent des rappels. En fait, plus tard, c’est à dire que d’un vaccin comme la rage ou l’hépatite A, qui est un vaccin ou un vaccin contre l’encéphalite japonaise qu’on a développé, nécessitent des rappels au bout de deux ou trois ans. Donc, même chose. On va voir ce que ça donne pour le vaccin contre la Covid-19, mais on espère avoir besoin de rappel avec une fréquence moins importante que les vaccins actuels.

Alors, vous me disiez hors antenne que ceux qui sont déjà vaccinés avec d’autres vaccins aRN messager ou autre, pourront se faire vacciner avec le Valneva. Mais vous êtes dans l’attente d’autorisation. On a appris aujourd’hui que le Nigeria avait détruit plus d’un million de vaccins AstraZeneca, car la date de péremption était très courte et du coup, ils ont expiré.

Quelle est la durée de vie du Valneva?

Alors effectivement, ce que l’on vit, c’est une durée de vie d’une chef life, comme on dit dans la profession de 36 mois, et un autre intérêt des vaccins inactivés, c’est que ça peut se stocker entre 2 et 8 degrés. Donc, vous voyez que sur tous les continents, on fait ça peut se stocker dans des frigos tout à fait classique, dans les usines, dans les cabinets médicaux ou les pharmacies, alors qu’on sait que les vaccins actuels doivent être conservés parfois à moins 70 degrés, donc compliqués.

S’ils doivent traverser le désert sahélien ou la brousse, par exemple, est ce que vous ne craignez pas la pression des autres grands groupes pharmaceutiques qui pourraient influer sur la sortie de votre vaccin prévu en avril? Si j’ai bien compris.

Oui, alors notre première autorisation pour les populations adultes et visées pour le premier trimestre de cette année, avec les premières doses effectivement livrées au plus tard en avril. On espère évidemment faire même plus vite si c’est possible. En ce qui concerne donc la pression que vous mentionnez, en fait, on est dans un effort global. Tout le monde participe, tous les industriels. Cette participation à cet effort et ce qu’on l’on peut constater, c’est que les gouvernements ou les institutions internationales cherchent à avoir des portefeuilles de vaccins le plus large possible.

Nous sommes actuellement le seul vaccin inactivé en cours d’enregistrement en Europe et donc on participe de cet effort, de cette diversification en termes de portefeuille, de vaccins. Et bien entendu, on aimerait aussi pouvoir mettre ce vaccin à disposition en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud.

Franck Grimaud Merci. Je rappelle que vous êtes directeur général du laboratoire français Valneva.

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