La vaccination obligatoire des travailleurs pourrait avoir des impacts sur les services de santé

La double vaccination obligatoire pour les travailleurs de la santé pourrait faire mal à l’offre de soins de santé en Abitibi-Témiscamingue, notamment à l’unité d’obstétrique à Rouyn-Noranda.

Le président de la FIQ-SISSAT, le syndicat interprofessionnel en soins de santé en Abitibi-Témiscamingue, Jean-Sébastien Blais, se dit inquiet après l’annonce stipulant que tous les employés du réseau de la santé, public et privé, devront obligatoirement obtenir leurs deux doses avant le 15 octobre.

Il rapporte que plus ou moins 80 membres du syndicat ne sont pas adéquatement vaccinés et que la majorité de ceux-ci n’a pas l’intention de l’être.

On a plusieurs services qui ne tiennent qu’à une ou deux infirmières. Donc si une ou deux infirmières dans chaque service quittent, ça risque d’avoir des conséquences assez importantes. Un des secteurs qui risque d’être le plus touché, on le sait déjà, c’est l’unité mère-enfant à Rouyn-Noranda», affirme Jean-Sébastien Blais.

À Val-d’Or, l’urgence et l’unité de chirurgie seraient parmi les autres secteurs les plus touchés, selon Jean-Sébastien Blais.

Le Centre intégré de santé et services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue a répondu par courriel qu’il n’accorderait pas d’entrevue pour le moment et que plus de renseignements pourront être partagés au cours des prochaines semaines.

En Abitibi-Témiscamingue, plusieurs cliniques dentaires, de physiothérapie ou autres lieux privés ont confirmé que la totalité de leurs employés ont déjà reçu les deux doses du vaccin.

C’est le cas du vice-président de la clinique infirmière du Nord-Ouest, Luc Bernard.

De mon équipe, [ceux] qui ne sont pas vaccinés, ce sont des employés qui sont présentement dans le réseau de la santé. Donc les impacts vont se trouver là et non pas dans les activités de la clinique», souligne-t-il.

L’impact dans les CHSLD et les RPA

Le départ d’employés non adéquatement vaccinés pourrait aussi avoir des conséquences dans les CHSLD et les résidences privées pour aînés (RPA).

À la RPA les Jardins du Patrimoine de Val-d’Or, la possibilité de perdre des employés non adéquatement vaccinés préoccupe la directrice générale, Francine Leclair. Oui, c’est une inquiétude, parce que ça pourrait amener des coupures de service à certains lieux», dit-elle.

Francine Leclair indique que la majorité de ses employés sont doublement vaccinés. Elle attend toujours les détails de l’arrêté ministériel écrit avant de savoir comment appliquer la mesure annoncée par le ministre de la Santé.

Le président de la FIQ-SISSAT, Jean-Sébastien Blais, rappelle que l’obligation pour les visiteurs de montrer leur passeport vaccinal dans le réseau de la santé et les RPA pourrait alourdir la tâche des employés.

Donc est-ce que c’est encore les infirmières qui vont devoir valider le statut vaccinal, devoir négocier avec les gens qui ne sont pas vaccinés, on espère que non, parce que ça va créer encore plus de surcharge de travail», conclut-il.

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