«Non, ce n’est pas un petit rhume, c’est à prendre au sérieux», avertit une urgentologue au front

Une urgentologue souhaite rappeler à la population les dangers inhérents au coronavirus en réponse aux propos d’un dirigeant d’établissement de santé de Montréal qui comparait la COVID-19 à une simple grippe, il y a quelques jours.

«Je ne sais pas dans quel contexte le Dr Rosenburg a tenu ces propos, mais non, je peux vous dire que ce n’est pas la même chose que la grippe, ce n’est pas un petit rhume, c’est à prendre au sérieux», a déclaré la Dre Laurie Robichaud, urgentologue à l’Hôpital général juif, à Montréal.

Dr Lawrence Rosenberg, qui est à la tête du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, a déclaré le 14 septembre dernier lors d’une entrevue télévisée que la COVID-19 était comparable à une grippe saisonnière. 

Questionné sur le sujet lors d’une conférence de presse, le ministre de la Santé Christian Dubé a indiqué qu’il aurait une discussion avec le dirigeant pour tenter de comprendre le fondement de sa pensée. 

«Ça fait des mois qu’on est dans la bataille, tout le monde en a été témoin. En tant que professionnels de la santé, on le vit et on le vit difficilement. On est fatigués», explique Dre Robichaud en entrevue à LCN. 

«Moi je vous le dit, c’est une maladie qu’on doit considérer sérieusement. Ce n’est pas une maladie qui touche uniquement les “vieux”, ça touche aussi nos parents ou même votre meilleur ami qui est atteint d’un cancer», déplore l’urgentologue, qui prédit que ces personnes à risque pourraient souffrir lors des mois à venir.

La Dre Laurie Robichaud ajoute que la plus grande crainte du réseau de la santé à l’heure actuelle est l’arrivée imminente du virus de l’influenza, plus connu comme étant la grippe saisonnière.

«Si la COVID-19 se met de la partie en plus, ça va être quelque chose cet hiver!» avertit la jeune urgentologue.

Pas d’évolution dans les traitements 

Comme aucun médicament n’est connu pour avoir une efficacité spécifique envers le virus de la COVID-19, les soins apportés aux patients hospitalisés demeurent les mêmes.

«On reste avec un traitement de support, donc on leur donne de l’oxygène s’ils en ont besoin. Par contre, on a vu apparaitre les corticostéroïdes qui pourraient être bénéfiques chez certains patients et faire diminuer la réaction de certains à la maladie», explique la Dre Robichaud.

Less personnes qui ont besoin d’être hospitalisées et qui ont des besoins spéciaux représentent le même type de patient que lors de la première vague.

«C’est souvent des personnes plus âgées avec des comorbidités, mais on voit parfois des personnes plus jeunes âgées de 30 à 50 ans qui peuvent être grandement affectées», rappelle la médecin de l’Hôpital général juif.

Dans le Grand Montréal, une hausse des cas qui touche particulièrement les jeunes de 18 à 34 ans est observée. Néanmoins, il ne s’agit pas d’une clientèle qui a besoin d’hospitalisation, à moins d’avoir des problèmes de santé.

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Note :

Cet article est la réponse type des médias ‘mainstream’ pour contredire les propos de sommités scientifiques comme le Dr Rosenberg .