L’état d’urgence sanitaire prend fin

L’Assemblée nationale a adopté mercredi le projet de loi 28 visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire. Les 68 députés caquistes ont voté pour son adoption, alors que les 42 voix dans l’opposition se sont prononcées contre.

Malgré la COVID-19 toujours présente au Québec, l’amélioration de la situation épidémiologique permet de mettre fin à l’urgence sanitaire en vigueur depuis le 13 mars 2020, a écrit le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, dans un communiqué.

Cette législation prolonge toutefois certains pouvoirs extraordinaires du gouvernement jusqu’au 31 décembre. Il sera donc possible de continuer à gouverner par décret, en plus d’offrir des contrats de gré à gré, sans appel d’offres.

L’opposition demandait une « levée immédiate »

Le député libéral Monsef Derraji a critiqué mardi le recours à un projet de loi pour mettre fin à l’état d’urgence sanitaire, plutôt que d’en faire « la levée immédiate ». Au Parti québécois, Joël Arseneau a abondé dans le même sens. « Il s’agissait simplement de ne pas renouveler le décret qui a été renouvelé plus d’une centaine de fois, tous les dix jours, depuis le début de la crise sanitaire », a affirmé l’élu.

Du côté de Québec solidaire, la co-porte-parole Manon Massé a dit être déçue du projet de loi qui « était censé mettre fin à la gouvernance par décret » de la Coalition avenir Québec. « Malgré le travail acharné de mon collègue Vincent Marissal pour assurer plus de transparence, une plus grande reddition de comptes, pour assurer une réelle fin de l’urgence sanitaire, il n’y a rien de ça que le ministre [Christian Dubé] a ouvert son esprit pour bonifier », s’est-elle désolée.

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