Une seconde souche du coronavirus tueur est entrain de se propager inquiétant les chercheurs

Aujourd’hui le coronavirus représente un torrent d’inquiétudes collectives, et pour cause, l’épidémie n’a épargné aucun continent, semant ainsi la panique, compte tenu de la rapidité avec laquelle ce virus se transmet. Les recherches scientifiques se multiplient et auraient donné lieu à une trouvaille récente. Selon Forbes, il y aurait deux souches différentes du coronavirus qui se propagent, et les scientifiques qui en ont fait la découverte estiment que cette nouvelle version, telle qu’elle est présentée par nos confrères du Telegraph, puis reprise par l’Obs et l’Express, serait plus dangereuse.

Il s’agit d’une étude préliminaire menée par des chercheurs des universités de Beijing, de Shanghai ainsi que de l’Académie chinoise des Sciences. Selon les résultats de ces recherches, il n’y aurait pas seulement une, mais deux souches du coronavirus. L’ancienne correspond au “type S, qui après avoir muté, s’est transformée en “type L”, une version plus dangereuse, qui se transmettrait plus rapidement, cette nouvelle donne ne fait pas l’unanimité comme le révèle nos confrères de FranceTVinfo. 
Une seconde souche du coronavirus

Certains cas plus graves que d’autres

Nos confrères du Nouvel Obs rapportent que le nombre de cas infectés puis guéris du Covid-19 est de 53 423, un chiffre qui, toujours selon le même journal, augmente plus rapidement que le nombre de nouvelles personnes atteintes.

A savoir que selon le dernier bilan de l’AFP, le coronavirus a infecté 95 371 nouvelles personnes dans le monde, dont 3284 sont décédées, rappelle l’Express. Si le type L est considéré comme plus contagieux et plus agressif, c’est parce que les variations de ce dernier se manifestent dans le « polymorphisme nucléotidique » expliquent les chercheurs. L’Express ajoute que ces variations sont à l’origine de la différence de réponses aux traitements qui existent d’un individu à un autre. En d’autres termes, c’est ce qui expliquerait pourquoi le virus n’a pas la même incidence au sein de la même espèce et qu’il existe des cas plus graves que d’autres.

Plusieurs mutations

L’étude publiée dans la National Science Review suggère donc que la souche L qui est apparue plus tard serait plus agressive. Alors que les chercheurs avancent que 70% des cas déclarés seraient infectés par le type L, ils indiquent également que celui-ci aurait évolué à partir de la souche S. Contrairement à l’ancienne version qui provenait des souches animales, la nouvelle souche se serait donc adaptée à la population humaine. Raison pour laquelle elle serait plus « virulente » que le type S, toujours selon les scientifiques.

Si les chercheurs affirment que des études plus approfondies doivent être menées pour mieux comprendre l’évolution du COVID-19, ces derniers se veulent rassurants et expliquent que sa présence aurait tendance à diminuer, indique Radio Canada. Les experts attribuent cette régression à l’intervention humaine qui aurait « exercé une pression sélective plus sévère sur cette souche ».

Une étude à considérer avec précaution

L’étude chinoise confirme les limites de son analyse dues au nombre restreint des échantillons de l’expérimentation, et des contraintes concernant l’observation modérée de symptômes cliniques du virus. Si les chercheurs insistent malgré tout sur l’utilité de l’étude, la direction générale de la Santé se veut prudente face à ses résultats, comme le rapporte LCI.  Pour les autorités françaises, il ne s’agit pas d’une « mutation mais d’une évolution ». Jérôme Salomon, directeur général de la santé rappelle également qu’il n’existe aucune preuve tangible qui affirme qu’une souche est plus virulente que l’autre. Puis d’ajouter : « Les études sont en cours. On analyse tous les virus dans les centres nationaux de référence ».

Quelques mesures de prévention recommandées

En France, les autorités publiques sont particulièrement concernées par les mesures dites “barrière” et incitent à se protéger. Pour cela, il est conseillé de se laver toutes les heures les mains avec du savon. Il est également recommandé d’éviter de se rendre dans des zones de transit ou des aéroports, d’utiliser le coude pour tousser, et de garder ses propres mouchoirs jetables afin de lutter contre la propagation du virus. Si vous avez été en contact avec un malade, il est indispensable de porter un masque, affirme Olivier Véran. Le FFP2 en forme de coque serait le plus efficace, à condition de le changer régulièrement.

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