Le port du masque pourrait être obligatoire si les circonstances l’exigent, dit Arruda

La santé publique québécoise pourrait imposer le port du masque pour lutter contre la propagation de la COVID-19 si la situation sanitaire l’exigeait, a déclaré jeudi le Dr Horacio Arruda, au 100e jour depuis le début « officiel » de la pandémie.

De passage à l’émission 24/60, sur les ondes de RDI, le directeur national de santé publique a répété que la politique actuelle était que le port du masque était « fortement recommandé », notamment pour éviter que des personnes contaminées, qu’elles soient symptomatiques ou non, puissent disséminer des gouttelettes de salive et d’autres fluides qui contiendraient des traces du coronavirus responsable du COVID-19.

Cette recommandation est destinée aux circonstances où il est impossible de respecter les consignes sur la distanciation sociale, notamment dans le transport collectif.

Va-t-on le rendre obligatoire? Nous en train de faire des analyses; tous nos experts ne l’ont pas recommandé, a-t-il déclaré.

Selon M. Arruda, obliger le port du masque aurait notamment des « effets pervers » et des « problèmes » chez certaines populations. Faudrait-il prévoir des masques pour les leur fournir?, s’est-il demandé.

On va voir ce que l’avenir nous réserve. On compte présentement sur la conviction, et s’il faut contraindre, on va contraindre.Dr Horacio Arruda

La question du port du masque a suscité de vifs débats depuis le début de la pandémie; la plupart des commerces, par exemple, « recommandent fortement » de se munir d’un couvre-visage pour effectuer des emplettes.

D’autres secteurs de l’économie, comme l’immobilier, sont plus stricts : pour visiter une maison à vendre, par exemple, le port du masque est obligatoire, voire parfois celui des gants. Les clients potentiels doivent également signer une déclaration affirmant qu’ils ne souffrent d’aucun symptôme lié à la COVID-19.

Une généralisation de la consigne du port du masque est « pris en très sérieuse considération », a encore indiqué M. Arruda.

Il faut l’utiliser, mais il faut surtout être distant de deux mètres, ainsi que changer nos façons de travailler et la nouvelle normalité, a poursuivi celui qui a déjà soutenu que le masque pouvait donner un sentiment de « fausse sécurité » et faire en sorte que ceux qui le portent oublient de respecter les autres consignes sanitaires.

Le Dr Arruda a également martelé que l’arrivée d’une deuxième vague de contamination ne faisait aucun doute. Nous sommes dans une période où le virus circule moins. C’est probablement le meilleur moment pour déconfiner, mais pour moi, les déconfinements massifs pourraient ramener une recirculation [du virus]. On pense à l’automne et à l’hiver [pour une deuxième vague], a-t-il souligné.

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