La police de Laval enquête sur des propos controversés d’un de ses agents

Le Service de police de Laval (SPL) a ouvert une enquête sur un de ses policiers qui a publié des propos controversés sur les réseaux sociaux dans lesquels il remet en question l’existence de la pandémie de COVID-19 et dénonce la « dictature » du gouvernement Legault.

Dans des messages qu’il a récemment publiés sur une page Facebook personnelle où il se déclare au service du peuple, l’agent de police déclare entre autres que la pandémie est une arnaque. Bien qu’il ne nie pas l’existence de la COVID-19, le policier prétend que les hôpitaux ne sont pas débordés par les cas de coronavirus, contrairement à ce que prétend la santé publique.

L’homme, qui affirme être policier depuis une douzaine d’années, déplore également le fait que le métier de policier ait selon lui bien changé depuis l’époque où il a décidé de se joindre aux forces de l’ordre.

Il ajoute qu’il refuse de demander des télémandats pour entrer chez les gens et donner des contraventions de 1500 $ pour des questions de santé publique. L’agent ajoute qu’il est plus compliqué de demander un mandat pour pouvoir entrer chez des gens soupçonnés de crimes bien plus graves lors d’enquêtes ou de perquisitions.

Au Service de police de Laval, une enquête interne a été ouverte sur les propos et les agissements de ce policier sur les réseaux sociaux.

Selon le chef de la police de Laval, Pierre Brochet, les points de vue exprimés par cet agent vont à l’encontre des valeurs du SPLService de police de Laval et ne représentent pas l’opinion de ses collègues et de la direction.

En prêtant serment d’allégeance, rappelle M. Brochet, les policiers ne peuvent exprimer leurs opinions personnelles publiquement sur les réseaux sociaux au nom de leur employeur ou de leur fonction de policier.

Le chef du Service de police de Laval ajoute que l’agent concerné a signifié à la direction son intention de démissionner de ses fonctions.

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