Noël : deux scénarios, une décision à venir du gouvernement Legault

Les rassemblements pourraient réunir jusqu’à 10 personnes provenant de ménages différents, mais les événements pour le jour de l’An pourraient être exclus.

À moins d’un revirement de dernière minute, le premier ministre du Québec François Legault annoncera à 17 h aujourd’hui le calendrier de Noël qu’il demandera aux Québécois de respecter.

Selon nos informations, le premier ministre devrait, au préalable, pendant la journée, trancher entre deux scénarios approuvés par la santé publique après de multiples analyses au cours des dernières semaines.

Le premier scénario, présenté comme le plan A, prévoirait des rassemblements familiaux pendant deux ou trois jours à Noël uniquement. Le gouvernement pourrait limiter la taille de ces rassemblements à 10 personnes, sans égard au nombre d’adresses.

Cette hypothèse a une conséquence importante, c’est-à-dire d’interdire les rassemblements autour du jour de l’An. Mais elle présente un avantage majeur en ce qui concerne l’année scolaire. En effet, selon ce scénario, qui est toujours sujet à changements, le congé scolaire de Noël pourrait commencer vers le 17 ou le 18 décembre et se terminer comme prévu autour du 4 ou du 5 janvier.

Il permettrait de respecter le principe d’une période tampon où tout le monde réduit ses contacts sociaux pendant environ une semaine avant et après les rassemblements.

Le deuxième scénario prévoirait de petits rassemblements familiaux de 10 personnes maximum pendant deux ou trois jours à Noël et au jour de l’An. L’avantage ici serait de permettre aux citoyens de profiter un peu des deux moments festifs de cette période. Par contre, les inconvénients sont plus nombreux.

Le congé scolaire commencerait comme prévu le 18 décembre, mais il devrait être prolongé probablement jusqu’au 11 janvier pour respecter la période tampon souhaitée. De plus, les contacts sociaux seraient multipliés au rythme des occasions de rassemblements, ce qui augmenterait encore plus les risques de transmission du virus.

Les parents qui retourneraient au travail le 4 janvier seraient aussi obligés de confier leurs enfants, en particulier ceux du primaire, aux grands-parents pourtant plus vulnérables au virus ou à un service de garde scolaire où les risques de transmission sont comparables à ceux d’une classe.

Une entente avec la population

Tard mercredi soir, rien n’était décidé. Le premier ministre et les membres de sa cellule de crise se réuniront aujourd’hui pour prendre une décision. Le groupe pourrait modifier l’un ou l’autre des scénarios. Mais peu importe celui qui sera retenu, il ne sera appliqué que si la situation de la COVID-19 est maîtrisée à la mi-décembre. Le gouvernement n’hésitera pas à le modifier en particulier si le nombre d’hospitalisations grimpe d’ici là.

Dans l’entourage du premier ministre, on présentait l’annonce de cet après-midi comme une entente que François Legault fera avec la population. Le gouvernement demandera de redoubler d’efforts dans les prochaines semaines avec en prime la possibilité de se rassembler à Noël.

On pense que la période des Fêtes servira de motivation pour rester mobilisés et adhérer aux consignes sanitaires avant que le vaccin contre la COVID-19 soit accessible.

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