Accusés de menace de mort contre Legault et Arruda

Deux hommes de la région de Québec qui auraient menacé le premier ministre, François Legault, et le directeur national de Santé publique, Horacio Arruda, ont vu des accusations de menace de causer la mort être déposées contre eux, mardi, au palais de justice de Québec.

Au début du mois d’août, Daniel Gauthier, 62 ans, de Sainte-Brigitte-de-Laval, avait été arrêté par les enquêteurs de la Division des enquêtes sur les crimes majeurs pour avoir tenu sur les réseaux sociaux des propos menaçants à l’endroit de François Legault et du docteur Horacio Arruda.

L’homme, qui a déjà été condamné il y a plus de 20 ans pour une conduite avec les facultés affaiblies, avait été interrogé par les policiers, puis libéré sous promesse de comparaître.  

Représenté par son avocate, Me Sophie Dubé, on reproche au sexagénaire d’avoir, entre le 14 et le 15 juillet dernier, « sciemment proféré une menace de causer la mort ou des lésions corporelles à François Legault, Horacio Arruda, Christian Dubé » ainsi qu’à d’autres membres du Parlement de Québec.

Il reviendra devant le tribunal le 7 décembre. 

Un autre individu, Dale Tendland, qui, lui, brillait par son absence au moment de sa comparution, a également vu la procureure du Bureau de la grande criminalité porter contre lui une accusation de menace de causer la mort ou des lésions corporelles au premier ministre et au Dr Arruda.

Ne sachant pas trop les raisons qui motivaient l’absence de son client, Me Pierre Desruisseaux a demandé au président du tribunal de reporter le dossier de son client à demain pour officialiser sa comparution.

Le juge Pierre L. Rousseau a toutefois précisé que si Tendland brillait une fois de plus par son absence, un mandat d’arrestation serait lancé contre lui.

propos menaçants

Les propos menaçants reprochés à l’homme de 36 ans auraient été mis à jour le 7 juillet dernier. 

Ce jour-là, Tendland se serait rendu dans un commerce de Québec, et, après une prise de bec avec un employé concernant les règles sanitaires mises en place, le trentenaire aurait commis une voie de fait simple avant de prendre la fuite. 

Lorsque les policiers du Service de police de la Ville de Québec l’ont retrouvé, les réseaux sociaux de l’homme ont fait l’objet d’une vérification et c’est à ce moment que les menaces auraient été constatées.

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