Maxime Bernier persiste… et critique la lutte contre la pandémie

L’ex-député de Beauce, Maxime Bernier, ne jette pas l’éponge. Malgré son incapacité à se faire élire à la dernière élection fédérale, il tente à nouveau sa chance, cette fois dans la circonscription ontarienne de York-Centre où se tiendra dans deux semaines une élection partielle.

M. Bernier est le chef du Parti populaire qu’il a fondé il y a deux ans après avoir claqué la porte du Parti conservateur. Ce parti n’a réussi à faire élire aucun député à la Chambre des communes en 2019 et n’a obtenu que 1,6 % des voix exprimées, malgré la participation de son chef aux débats télévisés. M. Bernier avait toutefois livré une chaude bataille à son rival conservateur en Beauce, arrivant second avec 28 % des voix contre 39 % pour Richard Lehoux.

« Certains commentateurs avaient prédit, ou souhaité, que nous disparaîtrions après les résultats de la dernière élection. Ils seront déçus. […] Nous sommes là pour rester », a lancé M. Bernier jeudi en annonçant officiellement sa candidature. Il promet présenter 338 candidats à la prochaine élection générale.

M. Bernier a reconnu que ses chances de se faire élire dans York-Centre, une circonscription traditionnellement rouge, étaient « très minces ». Mais il souhaite quand même offrir une option à ceux qui contestent les mesures prises pour combattre la pandémie de COVID-19.

« Tous les autres partis politiques ont peur de critiquer l’hystérie pandémique », a-t-il dit. M. Bernier présente son Parti populaire comme « le seul parti qui a dénoncé les effets désastreux des confinements sur notre économie, nos finances publiques et la santé physique et mentale des Canadiens. » Selon M. Bernier, « le confinement fera en sorte que plus de gens mourront d’autres causes telles que le cancer, la dépression et le suicide que de la COVID-19 ». Il pense que le Canada devrait plutôt s’inspirer d’autres pays et combattre la pandémie sans fermer l’économie.

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