Un message de Maxime Bernier pour Justin Trudeau

Aujourd’hui, je veux parler de l’importance de combler le fossé grandissant et dangereux au sein de notre société. Lorsque les gens se sentent systématiquement discriminés, ils peuvent soit souffrir en silence, soit s’organiser pour protester. Dans une société démocratique, la protestation légitime est une soupape de sécurité. Son but est d’alerter tout le monde qu’il y a un problème social fondamental à résoudre par des moyens pacifiques plutôt que par la violence.

Ces dernières années, le premier ministre a fait preuve de compréhension et de soutien envers les protestations de divers groupes, notamment des opposants autochtones au pipeline Black Lives Matter et même des agriculteurs indiens. l’Organisation BLM est dirigée par des communistes autoproclamés et les manifestations de BLM à l’été 2020 ont entraîné des émeutes, des incendies criminels, des destructions et des blessures physiques dans de nombreuses villes nord américaines. Et pourtant, M. Trudeau est allé s’agenouiller lors de l’une de ces manifestations ici à Ottawa, et les médias les ont couvertes comme des protestations légitimes. En revanche, M. Trudeau a été extrêmement agressif et vindicatif dans ses attaques contre les opposants aux obligations et restrictions liées à la COVID et surtout par rapport aux convois des camionneurs en particulier, même s’ils ont été entièrement pacifiques et non-violents.

Au lieu d’écouter et d’essayer de comprendre ces Canadiens et d’adapter ses politiques pour éviter de creuser un plus grand fossé dans notre société, le premier ministre les a diabolisé depuis les élections de l’automne dernier. Il a adopté des mesures encore plus répressives pour les marginaliser et écraser toute dissidence. Hier, l’un de ses propres députés a déclaré que les mesures de son gouvernement étaient devenues politisées et une source de division et qu’elle stigmatisait injustement certains Canadiens. Quant aux médias conventionnels, ils sont devenus rien de moins que le bras de propagande du gouvernement. Je n’ai jamais vu de ma vie autant de mensonges éhontés, de déformation des faits et de désinformation dans les médias, surtout lorsqu’il s’agit de rapporter ce qui se passe ici à Ottawa. Une société pacifique et démocratique ne peut pas fonctionner correctement sans confiance. Aujourd’hui, une minorité importante et croissante de Canadiens ont perdu confiance en notre gouvernement, en nos institutions, en nos médias. Ils ont l’impression d’être traités comme des ennemis de la société, des sous humains. Ces gens ne vont pas disparaître et ne vont pas cesser de manifester.

Vous, au sein des gouvernements fédéral et provinciaux et vous dans les médias, avez donc un choix à faire. Vous pouvez soit miser encore plus sur la diabolisation et la répression, ce qui fera qu’élargir le fossé social et conduire à davantage de protestations et de chaos où vous pouvez désamorcer la crise. Les mesures sont rapidement abandonnées dans d’autres pays et dans certaines provinces. Ici, au Canada.

Le premier ministre peut mettre fin à cette crise, et ce, dès aujourd’hui. Il devrait annoncer qu’il abrogera toutes les obligations et restrictions et qu’il concentra ses efforts à collaborer avec les provinces pour protéger les Canadiens les plus vulnérables tout en respectant les droits et libertés de tous. Soyez un homme d’État, monsieur Trudeau, arrêtez d’empirer le clivage social.
Mettez fin à cette crise et ce tout de suite.

Recevez un sommaire des informations essentielles à retenir sur le coronavirus au Québec en vous abonnant à notre infolettre.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.