Le gouvernement Legault préoccupé par la hausse des hospitalisations

Le premier ministre du Québec, François Legault, se dit préoccupé par la hausse des hospitalisations liées à la COVID-19 dans la province, d’autant plus que celle-ci survient dans un contexte de pénurie d’infirmières pour répondre aux besoins croissants du réseau de la santé.

M. Legault donne une conférence de presse mardi après-midi en présence du directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, et le ministre de la Santé et de Services sociaux, Christian Dubé.

Dans les derniers jours, la courbe des cas a continué sa montée. Mais ce qui préoccupe surtout le premier ministre du Québec, c’est la récente hausse des hospitalisations et des personnes qui se retrouvent aux soins intensifs après avoir contracté la COVID-19. Dans le contexte de la montée du variant Delta, plus contagieux, M. Legault dit ainsi craindre qu’une forte proportion des Québécois qui ne sont pas encore vaccinés contre le virus contracte celui-ci dans les prochains mois. Ils représentent environ 13 % de la population actuellement, soit quelque 900 000 personnes.

« On ne peut pas se permettre que des milliers de personnes se ramassent dans nos hôpitaux », a évoqué le premier ministre. Ce dernier, qui s’oppose à un nouveau confinement de l’économie québécoise, s’inquiète par ailleurs du manque croissant d’infirmières pour combler les besoins dans le réseau de la santé. « On est en train de retourner chaque pierre » pour tenter de résoudre ce problème, a dit M. Legault, qui espère notamment convaincre des infirmières à la retraite à retourner au travail.

Vaccination obligatoire

Christian Dubé a pour sa part confirmé que tous les travailleurs de la santé et des services sociaux devront s’assurer d’avoir deux doses de vaccin contre la COVID-19 d’ici au 15 octobre. Une décision qui survient à la suite d’un avis favorable de l’Institut national de santé publique du Québec publié mardi.

Les travailleurs de la santé qui ne seront pas entièrement vaccinés d’ici cette date seront suspendus sans solde, a confirmé le ministre. « On a une responsabilité de protéger les personnes vulnérables et notre réseau de la santé », a déclaré M. Dubé, qui a précisé que cette vaccination obligatoire s’appliquera finalement à « 100 % des travailleurs » dans le réseau de la santé, et non pas seulement à ceux qui sont en contact rapproché avec des patients.

M. Dubé n’est d’ailleurs pas inquiet de la perspective que cette mesure contribue à la pénurie de main-d’œuvre dans le réseau de la santé. « Je pense qu’on sera en mesure de remplacer [les employés récalcitrants à se faire vacciner] si a à le faire », a-t-il assuré.

La hausse appréhendée des hospitalisations dans les prochaines semaines pourrait par ailleurs augmenter le recours au délestage dans le réseau de la santé, que le ministre de la Santé a évalué à 10 % à l’heure actuelle. L’an dernier, cette situation a entraîné le report de nombreuses chirurgies et rendez-vous jugés non urgents.

Dans ce contexte, le gouvernement du Québec multiplie les démarches pour s’assurer que tous les Québécois aient éventuellement accès à un médecin de famille, a indiqué le ministre, au moment où ce besoin se fait sentir dans plusieurs secteurs de Montréal.

François Legault a servi un gouvernement qui a sabré sans retenue dans les réseaux de la santé et de l’éducation à la fin des années 1990.

«On a raison de soupçonner le pire. N’oubliez pas qu’il a été dans un gouvernement qui a démoli le système de santé et qui a posé des gestes très négatifs pour le système d’éducation avec des coupes. Il a lui-même admis que c’était des erreurs. Il prépare quoi? Il ne peut pas dire simplement qu’il va être là pour cinq ans».

https://coronavirusquebec.com/francois-legault-gestes-radicaux/

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