Un juge autorise la vaccination des enfants malgré l’opposition du père

Il semble que la vaccination des enfants de moins de 12 ans contre la COVID-19 sera traitée de la même façon que celle des adolescents par les tribunaux : un juge de la Cour supérieure vient d’autoriser une mère à faire vacciner ses deux rejetons malgré l’opposition du père.

« Le Tribunal est d’avis que l’approche du parent qui souhaite suivre les recommandations des autorités en matière de santé publique relativement à la vaccination doit prévaloir à moins d’une circonstance particulière concernant les enfants », a écrit le juge Jérôme Frappier de la Cour supérieure du district de Longueuil dans sa décision rendue mardi.

Il s’agit vraisemblablement de l’un des premiers jugements rendu sur la vaccination d’enfant du groupe d’âge des 5 à 11 ans.

Alors que la menace du variant Omicron se fait plus pressante, il apparaît que des parents ne s’entendent toujours pas sur le vaccin.

C’était le cas de ce couple séparé de la Montérégie, parents d’enfants âgés de 9 et 10 ans.

C’est la mère qui a présenté une demande au tribunal pour que les deux petits soient vaccinés.

Selon le père, il est probable que les enfants bénéficient déjà d’une immunité naturelle. Il juge aussi que le vaccin comporte des risques et puisse avoir des effets néfastes sur ses jeunes.

Le juge relève que le père n’offre aucune preuve médicale au soutien de ses prétentions, pas plus qu’il n’a établi de circonstances particulières concernant ses enfants qui justifieraient qu’ils ne soient pas vaccinés.

Par ailleurs, le magistrat note que le père a adopté une « attitude de contestation au niveau de la pandémie », notamment sur ses effets et aux mesures sanitaires à prendre. Il voit pour preuve ses publications sur les réseaux sociaux telles que celles-ci : « le masque ne sert à rien » et « Bill Gates affirme que les vaccins servent à réduire la population mondiale ».

Le juge Frappier tranche donc en se fiant aux avis du Comité sur l’immunisation du Québec et de l’Institut national de santé publique du Québec qui recommandent tous deux la vaccination pour les 5 à 11 ans. Il conclut qu’il est dans le « meilleur intérêt des enfants » qu’ils reçoivent le vaccin recommandé et autorise la mère à les emmener se faire inoculer « sans le consentement du père ».

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