Éric Duhaime expulsé de la commission parlementaire sur la vaccination obligatoire

Éric Duhaime a été expulsé de la salle où se tient la commission parlementaire sur la vaccination obligatoire du personnel de la santé, jeudi matin, au parlement de Québec.

Le chef du Parti conservateur du Québec Éric Duhaime à l'Assemblée nationale jeudi
© Le Soleil, Olivier Bossé Le chef du Parti conservateur du Québec Éric Duhaime à l’Assemblée nationale jeudi

Le chef du Parti conservateur du Québec était sur place pour accompagner sa seule députée, Claire Samson, passée de la Coalition avenir Québec au Parti conservateur du Québec en juin.

Mais selon une entente verbale survenue entre les leaders des quatre principaux partis représentés à l’Assemblée nationale, soit la Coalition avenir Québec, le Parti libéral, le Parti québécois et Québec solidaire, en vue de la tenue de cette commission parlementaire de deux jours, l’accès au personnel politique était limité afin de respecter les mesures sanitaires.

On sait aussi que les membres du public ne sont pas admis dans la salle depuis le début de la pandémie, les débats des commissions parlementaires étant diffusés en entier sur le site de l’Assemblée nationale.

M. Duhaime a débattu de la pertinence de sa présence pendant une bonne vingtaine de minutes, avant d’être convaincu de quitter la salle par une représentante de l’Assemblée nationale.

«On m’a expulsé de la commission parlementaire. Ils disent qu’en raison des mesures sanitaires, il ne peut pas avoir un affluent de personnel politique. Vous avez vu qu’il y a 25 places et j’étais le seul assis là! […] Mais les partis avaient convenu d’un plan et il n’y a pas de place dans la salle pour des raisons de mesures sanitaires», a expliqué M. Duhaime, à sa sortie de la salle Pauline-Marois.

«Ça va avec le reste. C’est une commission de façade à laquelle on assiste aujourd’hui. Encore une fois, la Coalition avenir Québec continue sa dérive démocratique et ça se continue avec cette commission parlementaire qui n’a de commission que le nom. Il n’y aura pas de recommandation, pas de vote, rien!

«S’ils s’attaquent à moi, pourquoi? C’est parce qu’on les dérange. En quelque part, je devrais être content aujourd’hui», a commenté le chef conservateur québécois.

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