Controverse autour des tests PCR, accusés d’être trop sensibles

Les tests virologiques sont la référence dans le dépistage du virus. Ils font pourtant l’objet de vives critiques, certaines personnes positives présentant en réalité des charges virales très faibles.

Malgré l’arrivée récente des tests antigéniques, les tests RT-PCR restent considérés par l’ensemble des acteurs de santé publique comme la référence pour dépister le virus duSARS-CoV-2. D’autant plus à la veille des fêtes de fin d’année, quand près de 26 % des Français seraient prêts à se faire tester avant d’aller voir leur famille, selon un sondage Ifop.

Ce test réalisé en laboratoire est pourtant l’objet de vives critiques. Dans un avis daté du 17 novembre, le conseil scientifique écrit ainsi : « Du fait de leur sensibilité (…), [les tests PCR] peuvent amener à des isolements inutiles dans la mesure où environ 20 % des personnes dépistées PCR positifs (…) présentent une excrétion virale nulle ou faible les rendant non contagieuses. » Alors, les tests PCR sont-ils fiables, et donnent-ils une image exacte de l’épidémie ?

Traquer l’ARN

Le test RT-PCR (pour reverse transcriptase-polymerase chain reaction) se caractérise par une très grande sensibilité (donc très peu de faux négatifs) et une grande spécificité (donc très peu de faux positifs). Les erreurs de manipulation en laboratoire sont toujours possibles mais très rares. A titre d’exemple, dans une publication datée du 17 septembre, le groupe de travail sur le dépistage du Covid-19 en Ontario (Canada) a trouvé un taux de faux positifs inférieur à 0,01 %.

Pour ce qui est des « faux négatifs », dont on a beaucoup parlé en début d’épidémie, rien ne permet de les quantifier aujourd’hui. S’ils existent, ils ne sont pas liés à la machine PCR, mais au prélèvement de sécrétions effectué sur les patients. « Les écueils qui conduisent à d’éventuels faux négatifs sont les prélèvements mal faits ou faits trop tôt ou trop tard, à des stades de la maladie où la charge virale est moins facilement détectable », explique Lionel Barrand, président du Syndicat des jeunes biologistes médicaux.

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