Une campagne de sensibilisation à 850 000 $ pour dissuader les voyageurs

En période de vacances, Ottawa multiplie les stratégies de communication pour convaincre les voyageurs d’abandonner tout déplacement non essentiel à l’étranger.

À l’approche des fêtes de fin d’année, Ottawa a mis les bouchées doubles pour dissuader la population de voyager. Une campagne publicitaire au coût de 850 000 $ conseille aux Canadiens de rester chez eux pendant la pandémie de COVID-19, recourant à des arguments sanitaires, mais aussi économiques.

De courtes vidéos publiées sur les réseaux sociaux insistent sur le fait que les assurances de voyages ne couvrent pas toujours un séjour prolongé inattendu et que les vols commerciaux peuvent être annulés sans préavis. Les avertissements soulignent aussi qu’aucun rapatriement n’est prévu.

D’une facture sobre, ces vidéos sont accompagnées de légendes qui reprennent les mises en garde et divers rappels gouvernementaux, comme celui des personnes âgées plus à risque de développer des complications liées à la COVID-19.

Les messages jouent également sur le sentiment d’insécurité en soulignant le risque encouru de se rendre dans un pays où les mesures de santé publique seraient moins strictes qu’au Canada, exposant à un risque accru de contracter la COVID-19.

Le gouvernement fédéral affirme que les Canadiens sont plus en sécurité chez eux, car les cas de COVID-19 continuent d’augmenter dans de nombreuses régions du monde.

La campagne publicitaire a été lancée en novembre sur diverses plateformes numériques et sur des sites Internet de voyages afin d’atteindre de multiples publics cibles, a déclaré Jason Kung, porte-parole d’Affaires mondiales Canada, dans un courriel à CBC.

La campagne se poursuivra jusqu’en mars 2021, pendant les périodes de pointe des déplacements touristiques, a-t-il précisé.

CBC a visionné trois vidéos anti-voyages que le gouvernement a publiées sur les médias sociaux en décembre et des publicités ciblant spécifiquement les snowbirds dans deux magazines lancés respectivement en novembre et décembre.

Bien que la frontière terrestre entre le Canada et les États-Unis reste fermée aux voyages non essentiels, les Canadiens peuvent toujours prendre l’avion pour les États-Unis, ainsi que pour d’autres pays dont les frontières sont ouvertes, comme le Mexique. Ils peuvent également revenir au Canada librement, à condition de se mettre en quarantaine pendant 14 jours.

Plus d’un million de passagers aériens canadiens sont entrés au pays depuis le 21 mars, selon l’Agence des services frontaliers du Canada.

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