L’Alberta cesse d’administrer les premières doses du vaccin d’AstraZeneca

MONTRÉAL — Le «Globe and Mail» rapporte que l’Alberta a cessé d’administrer les premières doses du vaccin contre la COVID-19 d’Oxford-AstraZeneca au profit d’autres types d’immunisation.

Le journal cite Kristin Klein, codirigeante du groupe de travail sur les vaccins de la province, disant que l’Alberta a décidé de passer aux vaccins à ARNm pour les premières doses.

L’article indique que cette décision est en partie due à un plus grand approvisionnement de vaccins à ARNm, tels que ceux de Pfizer-BioNTech et de Moderna, et en partie à des préoccupations concernant un risque très faible de caillot sanguin lié au vaccin d’AstraZeneca.

Mme Klein dit que les injections d’AstraZeneca seront toujours disponibles pour ceux qui ne veulent pas de vaccin à ARNm ou ne peuvent pas en recevoir pour des raisons de santé.

Elle dit également dans l’article qu’aucune décision n’a encore été prise sur le vaccin qui sera administré en deuxième dose à ceux qui ont déjà reçu une injection de celui d’AstraZeneca.

L’utilisation du vaccin d’AstraZeneca a fait l’objet d’un examen approfondi ces dernières semaines, en particulier après que le groupe d’experts canadiens en immunisation a laissé entendre que les personnes qui ne présentent pas un risque élevé de COVID-19 puissent préférer attendre pour obtenir une dose des produits de Pfizer-BioNTech ou de Moderna.

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La présidente du Comité consultatif national de l’immunisation a depuis déclaré que ceux qui ont déjà reçu une dose du vaccin d’AstraZeneca ne devraient pas pour autant avoir l’impression d’avoir fait un mauvais choix.

Presque toutes les 2,3 millions de doses du vaccin d’AstraZeneca livrées jusqu’à présent ont été utilisées. Les responsables ont déclaré que 650 000 doses supplémentaires étaient attendues ce mois-ci et un million supplémentaire en juin, bien qu’aucune date précise n’ait été donnée.

Certains médecins ont remis en question l’utilisation continue du vaccin d’AstraZeneca.

Le Dr Andrew Morris, spécialiste des maladies infectieuses et membre de la table de consultation scientifique sur la COVID-19 de l’Ontario, a récemment déclaré sur Twitter que, bien que le vaccin d’AstraZeneca ait été utile, son utilisation pourrait être limitée maintenant qu’il y a suffisamment de vaccins de Pfizer et de Moderna. Cela éliminerait le risque de caillots sanguins rares mais graves, qui n’ont pas été liés à l’utilisation des produits de Pfizer et de Moderna.

Le Canada a confirmé 12 cas de TIPIV, la thrombocytopénie immunitaire prothrombotique induite par le vaccin, et trois décès.

L’Ontario est devenu la plus récente province à indiquer lundi qu’elle permettra probablement aux gens de changer de vaccin pour leur deuxième dose, alors que de plus en plus de doses des vaccins de Pfizer et de Moderna sont attendues.

La Presse Canadienne

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